LA SOCIÉTÉ DES AMIS DE LA CATHÉDRALE DE REIMS
Ses origines et ses objectifs
La vieille charpente en chêne est détruite, le plomb de la toiture fond et s’écoule par les gargouilles, de nombreuses sculptures et de nombreux vitraux sont réduits en cendres. Le martyre de la cathédrale des sacres ne s’arrête pas là : des tirs d’obus en provenance des forts qui entourent la ville, l’atteignent pendant toute la durée des hostilités.
A la fin du conflit, il ne restera de la superbe cathédrale gothique que le gros œuvre.
Un dilemme : certains préconisent de la laisser à l’état de ruines comme témoignage de la barbarie allemande, d’autres militent pour sa restauration, tout en étant conscients de l’immensité de la tâche.
Le 9 mai 1917 : la Société de Amis de la cathédrale de Reims est créée; elle est placée sous la présidence d’Eugène Lefèvre-Pontalis, professeur, d’archéologie médiévale à l’école des Chartes, directeur de la Société française d’archéologie et membre du comité des travaux historiques et scientifiques.
Objectif :
- Une priorité : le rétablissement du culte
Les collectes et donations permettent de dégager une partie du déambulatoire et du transept pour la messe de Noël 1919. - Mobiliser l’opinion et susciter des mécénats. L’association est dynamique, de 300 membres en mars 1919 ; elle passe 671 l’année suivante et atteindra 948 membres en 1926.
Elle entreprend de nombreuses actions : conférences, concerts, création d’un timbre ; on peut citer également le chalet en bois installé sur la place du Parvis afin d’abriter un stand au nom des Amis de la cathédrale ; on y propose des cartes postales, des timbres représentant la cathédrale en flammes, des photos… - Plus tard, un engagement de la Société pour la restauration des vitraux, Grande Rose, galerie des Rois ; en 1926, les Amis peuvent affecter 10 000 francs pour cette restauration (environ 750 000 euros).