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LA SOCIÉTÉ DES AMIS DE LA CATHÉDRALE DE REIMS

Ses origines et ses objectifs

Cette société voit le jour en 1917 pour relever la cathédrale des sacres de ses ruines.

19 septembre 1914 : la cathédrale brûle, visée par les tirs d’obus allemands.

La vieille charpente en chêne est détruite, le plomb de la toiture fond et s’écoule par les gargouilles, de nombreuses sculptures et de nombreux vitraux sont réduits en cendres. Le martyre de la cathédrale des sacres ne s’arrête pas là : des tirs d’obus en provenance des forts qui entourent la ville, l’atteignent pendant toute la durée des hostilités.

A la fin du conflit, il ne restera de la superbe cathédrale gothique que le gros œuvre.

Un dilemme : certains préconisent de la laisser à l’état de ruines comme témoignage de la barbarie allemande, d’autres militent pour sa restauration, tout en étant conscients de l’immensité de la tâche.

 

Dès 1917 :  deux Rémois, Max Sainsaulieu et Henri Abelé, décident de créer une société susceptible de sensibiliser l’opinion et de récolter des fonds pour redonner vie et splendeur à un édifice qui a été le grand témoin de l’Histoire de France depuis sept siècles.

Henri Abelé
Max Sainsaulieu

 

Le 9 mai 1917 : la Société de Amis de la cathédrale de Reims est créée; elle est placée sous la présidence d’Eugène Lefèvre-Pontalis, professeur, d’archéologie médiévale à l’école des Chartes, directeur de la Société française d’archéologie et membre du comité des travaux historiques et scientifiques.

Eugene Lefevre-Pontali

 Objectif :

  • Une priorité : le rétablissement du culte
    Les collectes et donations permettent de dégager une partie du déambulatoire et du transept pour la messe de Noël 1919.
  • Mobiliser l’opinion et susciter des mécénats. L’association est dynamique, de 300 membres en mars 1919 ; elle passe 671 l’année suivante et atteindra 948 membres en 1926.
    Elle entreprend de nombreuses actions : conférences, concerts, création d’un timbre ; on peut citer également le chalet en bois installé sur la place du Parvis afin d’abriter un stand au nom des Amis de la cathédrale ; on y propose des cartes postales, des timbres représentant la cathédrale en flammes, des photos… 
  • Plus tard, un engagement de la Société pour la restauration des vitraux, Grande Rose, galerie des Rois ; en 1926, les Amis peuvent affecter 10 000 francs pour cette restauration (environ 750 000 euros).

 1938 : inauguration de la cathédrale restaurée

A cette occasion la Société des Amis de la Cathédrale de Reims finance la création de la petite Rose du portail central consacrée aux Litanies de la Vierge.
Bientôt la seconde guerre mondiale et une mise en sommeil de l’association…